Sur le radarEnviro Connexions plus que jamais au service de ses employés

Enviro Connexions plus que jamais au service de ses employés

Par Guy Des Rochers

Pour quiconque n’est pas spécialiste de la gestion des matières résiduelles , le seul fait d’entrer dans l’univers d’Enviro Connexions, c’est aller au-devant d’un choc presque culturel…

Prenons par exemple le fameux Complexe Enviro Connexions (CEC), situé à Terrebonne, une sorte d’Epcot Center de la gestion des déchets. Les déchets ultimes y sont encore enfouis, mais non sans que soit valorisé ce qui pouvait l’être après le déploiement d’un arsenal technologique de pointe. « Dans les faits, on y obtient la valorisation presque totale de la partie énergétique des biogaz générés par la décomposition des matières », explique André Chulak. Celui-ci est le passionné coordonnateur des communications au CEC et, depuis maintenant 27 ans, le titulaire du fameux programme d’éducation Möbius, grâce auquel il a rencontré plus de 300 000 personnes venues visiter le site.

Le CEC, comme un choc du futur

Rien n’est banal sur le site du CEC, où un bioréacteur consacré à la biométhanisation transforme en énergie verte plus de 20 000 tonnes de matières organiques gérées dans des cellules dédiées chaque année, lesquelles produisent sous l’effet de la décomposition des biogaz captés par ces cellules dédiées.

« Au total, on récupère plus de 7 500 pieds cubes de biogaz à la minute qui produiront, à leur tour, plus de 4 000 pieds cubes de gaz naturel renouvelable à la minute, affirme André Chulak. Nous avons aussi une plate-forme de compostage, la plus importante dans le grand Montréal, où l’on traite annuellement 60 000 tonnes de résidus verts, ce qui permet de générer un compost de très haute qualité. »

La seule captation de ces biogaz permet d’injecter dans le gazoduc Trans Québec & Maritimes (TQM) suffisamment de gaz naturel pour chauffer annuellement l’équivalent de 25 000 résidences.

Les employés, la ressource la plus importante

Il y a longtemps qu’Enviro Connexions a compris la nécessité de porter une attention toute particulière à sa plus importante ressource : les employés. Et on pourrait presque ajouter qu’avec des employés respectés et heureux, qui s’identifient à l’entreprise grâce à un réseau relationnel quasi familial, la clientèle ne pourra faire autrement qu’être satisfaite.

Ce sentiment d’appartenance à la grande famille d’Enviro Connexions, ressenti par quelque 900 employés au Québec, résulte d’une stratégie de gestion du personnel découlant d’un concept audacieux, le leadership attentif (servant leadership), une idée pas bête du tout qui soutient que les gestionnaires doivent d’abord être au service des employés. Un concept carrément en opposition au leadership autoritaire traditionnel vis-à-vis des subordonnés.

C’est sans doute cette attitude qui permet encore et toujours à Enviro Connexions de voguer allégrement malgré la tempête presque parfaite que constituent la pandémie, une situation économique difficile et une pénurie de main-d’œuvre généralisée.

« La pandémie est loin de nous avoir quittés, confie Jean-François Pelchat, vice-président, division Québec, d’Enviro Connexions. Cela exige de notre part encore de l’adaptation, parce que nous vivons toujours les contrecoups de la période stressante du début de la crise sanitaire, pendant laquelle des personnes ont été très malades et, parfois, atteintes de séquelles de longue durée. Heureusement, nous avons pu compter sur des employés exceptionnels, au comportement exemplaire et participatif. Malgré tout, même récemment, en juillet et en août 2022, certains matins, une dizaine d’employés ne pouvaient venir travailler, soit à cause de la quarantaine obligatoire, soit parce qu’ils étaient trop malades de la COVID. Des éclosions, il y en a encore, et ça représente toujours un véritable défi de gestion. »

Profiter de la vie est davantage une priorité

Les contrecoups sociétaux de la crise sanitaire ont aussi modifié certains comportements. « En général, les gens recentrent davantage leurs priorités vers la vie de famille, concède Jean-François Pelchat. Les ambitions semblent moins idéalisées et plus terre-à-terre. On souhaite profiter davantage de la vie, surtout en famille, et on cherche maintenant à réduire le nombre d’heures travaillées, tout en bénéficiant de belles vacances. Ces comportements exigent de la part des dirigeants qu’ils soient plus conciliants. »

Jean-François Pelchat estime qu’il est au service de ses employés, qu’il est à leur écoute et que cette forme de leadership qu’il privilégie permet des échanges humains de grande qualité.

« Cette année, nous avons un thème : croissance et gratitude, explique-t-il. “Croissance” non pas dans le sens économique du terme, mais une croissance personnelle et de groupe, une croissance qui nous permet à tous de grandir et d’être de meilleurs humains. »

Quant à la gratitude, il s’agit, pour les dirigeants d’Enviro Connexions, d’être reconnaissants à l’égard de tout ce que les employés accomplissent, malgré l’adversité. « Les trois dernières années ont été difficiles et il faut être capable d’avoir de la gratitude et de leur dire merci, souligne Jean-François Pelchat. Comment exprimons-nous cette gratitude ? En étant encore plus présents dans le quotidien de nos employés. En leur signifiant que s’ils ont besoin d’aide, même financière, ils peuvent lever la main. Nous ne les laisserons pas tomber. »

L’art de contrer la pénurie de main-d’œuvre

Parce que le Québec traverse une pénurie importante de main-d’œuvre, les entreprises doivent innover dans le secteur de l’embauche, ne serait-ce que pour conserver leurs effectifs. Bien que touchée par cette crise, Enviro Connexions s’en sort quand même avec les honneurs jusqu’à maintenant.

« Nous ne révélerons pas le secret du colonel Sanders, blague Jean-François Pelchat, mais disons que nous sommes très actifs dans le marché de l’emploi, avec l’utilisation de recruteurs à plein temps. »

Sur le plan de l’embauche, les postes où l’offre est la plus forte sont ceux de camionneur, de mécanicien et d’opérateur de machinerie. Le domaine de la construction étant aussi en forte demande dans ce secteur, la concurrence est donc féroce pour attirer de nouveaux travailleurs.

« Toutefois, remarque Jean-François Pelchat, la stabilité d’emploi, les salaires compétitifs, l’esprit de famille qui règne dans l’entreprise, la reconnaissance, ainsi que des avantages sociaux intéressants jouent souvent en notre faveur en cette période de pénurie de main-d’œuvre. »

Il souligne également que les cinq valeurs fondamentales sur lesquelles se fonde la culture de l’entreprise attirent beaucoup d’adhésion. « Nos hauts standards pour la santé et la sécurité, notre intégrité, le respect de la clientèle, la volonté de faire de notre entreprise le meilleur endroit où travailler, ainsi que notre objectif d’être la meilleure société de gestion des matières résiduelles en Amérique du Nord ont la cote auprès des chercheurs d’emploi », estime-t-il.

Un autre élément qui n’est pas à dédaigner, c’est la chance de pouvoir grimper dans la hiérarchie de l’entreprise.

À ce titre, Jean-François Pelchat cite le cas de Jocelyn Perreault, qu’il qualifie d’exemple parfait d’un leader attentif. « Partout où Jocelyn est passé, il a été respecté parce qu’il est très à l’écoute des autres », dit-il.

Jocelyn Perreault a débuté dans l’entreprise comme camionneur il y a un peu plus de 14 ans, et il est maintenant assistant directeur de site au district Laval. « Je n’avais qu’un secondaire 5 et une formation en foresterie, mais je suis parvenu à grimper rapidement les échelons grâce à l’encadrement dont nous bénéficions chez Enviro Connexions. Sincèrement, quand j’ai commencé à travailler, je n’avais pas de plan de carrière, et jamais je n’aurais cru pouvoir un jour faire partie d’une équipe de gestion dans une grande entreprise », révèle Jocelyn Perreault.

Le parcours de Jocelyn Perreault dans l’entreprise est loin d’être unique. Mentionnons, entre autres, que l’actuel vice-président pour le Québec, Jean-François Pelchat, est entré au service de l’entreprise il y a 27 ans… à titre de représentant commercial !

« la stabilité d’emploi, les salaires compétitifs, l’esprit de famille qui règne dans l’entreprise, la reconnaissance, ainsi que des avantages sociaux intéressants jouent souvent en notre faveur en cette période de pénurie de main-d’œuvre. »

—  Jean-François Pelchat, vice-président, division Québec, d’Enviro Connexions

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